Muestra Exposée - Mar y cielo y cielomar (Océan et ciel, et cielocean)

MAR Y CIELO Y CIELOMAR. En un poema del español Rafael Alberti, la paloma se equivocaba y creía que el mar era el cielo y que, tal vez, las nubes eran algodón. Cuando quiso ir al norte fue al sur y creyó que el trigo era el agua, que la noche era la mañana, que las estrellas eran rocío, que el calor era la nevada, que tu falda era tu blusa y que tu corazón era su casa. Pero en realidad la paloma no se equivocaba, porque el mar era el cielo; las nubes, algodón; el trigo, agua; la noche, la mañana; las estrellas, rocío; el calor, la nevada; tu falda, tu blusa; tu corazón, su casa; y Bruselas, Buenos Aires. Mutando circunstancias y mapas y mitos llegó al destino deseado porque a veces alejarse es acercarse... y porque fundamentalmente el universo empieza y termina en un abrir y cerrar de ojos. 


OCÉAN ET CIEL, ET CIELOCEAN. Dans un poème de l’espagnol Rafael Alberti, la colombe s’est  trompée et croyait que la mer était le ciel et que peut-être les nuages étaient du cotton. Quand elle a voulu aller au nord, elle s’est dirigée au sud, et elle a cru que le blé était de l’eau, que la nuit était le matin, que les étoiles étaient de la rosée, que la chaleur était la chute de neige, que ta jupe était ta blouse, et que ton cœur était sa maison. Mais en réalité la colombe ne s’est pas trompée, car l’océan était le ciel; les nuages du coton, le blé de l’eau; la nuit, le matin; les étoiles, la rosée; la chaleur, la neige; ta jupe, ta blouse; ton cœur, sa maison; et Bruxelles, Buenos Aires.
En transformant les circonstances, les plans et les mythes, elle est arrivée au destin désiré, car parfois s’éloigner, ça veut dire s’approcher, et principalement car l’univers commence et termine dans un clin d’œil. (Traducción: Mónica Weissel)